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  • Catherine Monaldi

Quand je dis « non », je respecte ma vie et celle des autres.

Mis à jour : 25 mai 2019




Pas si facile...

Ta collègue vient te voir à 17h45 pour te demander de l’aide afin de finaliser un document sur lequel elle bloque.*

Tu lui réponds : « Écoute, je dois partir à 18 heures car j’ai un rendez-vous. » « D’accord bon, mais ça ne sera pas long » dit-elle.

Mais voilà, cela prend plus de temps que prévu et à 18h15 tu es encore avec elle. Tu pars en catastrophe et tu arrives en retard au rendez-vous que tu avais toi-même à 18h30.


À quoi te fait penser ce scénario ?

Qu’est-ce que tu te dis quand tu lis cette histoire ?

Prends 30 secondes pour revivre la scène, voir les pensées qui se manifestent et regarder ce que cela fait dans ton corps ?


Qu’est-ce qui se serait passé si tu lui avais dit : « Non je suis désolée. Je ne peux pas t’aider ce soir mais j’entends bien ton souci. Est-ce que l’on peut voir cela à un autre moment ? »

Elle aurait pu te répondre : « D’accord on peut voir cela demain matin si tu veux bien. Je te remercie ».


Mais cela aurait été trop simple, car elle te répond : « Mais je dois rendre ces documents demain matin à la première heure et personne n’est disponible pour m’aider. »

Et toi de lui dire : « Bon d’accord, un quart d’heure. »

Mais le temps passe et tu finis par partir en catastrophe. Tu arrives très en retard à ton propre rendez-vous de 18h30, la personne est partie. Bref, tu as raté ton rendez-vous.


Qu’est-ce qui se serait passé si tu lui avais dit : « Et bien écoute je suis vraiment désolée, j’aurais voulu t’aider mais je ne souhaite pas manquer mon rendez-vous. C’est important pour moi. »

Rassurez-vous cela m’est arrivé plus d’une fois et d’ailleurs dans les deux positions. Seulement dans cet article, j’ai envie de parler de la réaction de la personne aidante.


Chaque fois que je n’ai pas assumé le « non », une autre part de moi s’est exprimée à mon insu.

Mon corps se tétanisait. Je me retrouvais la mâchoire serrée, autrement dit, j’avais « les boules » et ma colère montait.

J’étais fâchée contre ma collègue : je lui en voulais et j’étais devenue un peu agressive avec elle. Fâchée contre moi-même et non respectée, je me sentais dévalorisée.


Bien sûr ma collègue avait sa part de responsabilité car elle aurait pu demander de l’aide plus tôt. Elle aurait pu s’organiser autrement. Mieux encore, elle aurait pu me dire que ce n’était pas grave qu’elle allait se débrouiller. Et là encore j’aurais peut-être volé à son secours en lui disant : « bon d’accord mais 5 minutes. » ...

Quelle part de responsabilité j’avais dans cette relation ?

Quel risque je prenais à lui dire « non, ce n’est pas possible ce soir » ?


Une petite voix me disait : « que va-t-elle penser de moi si je ne l’aide pas ? »

Penser qu’elle ne puisse plus m’apprécier m’était difficile.

Etre appréciée était conditionné à l’aide que je pouvais apporter.

Je donnais à ma collègue le pouvoir de m’estimer et de me renvoyer une image positive de moi-même.


Et si je reprenais ce pouvoir, qu’est-ce que je dirais de moi-même ?


Qu’est-ce que je ressens quand je dis cela ?


Dans son livre Jacques Salomé en parle très bien : « A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même ? » ( Les éditions de l’homme – 2008).


Si cette histoire évoque quelque chose pour toi, laisse un commentaire ou bien tu peux en parler avec tes collègues ou des amis.


C’est trop difficile pour toi ? Prends contact avec moi et je t’offre, une demi heure de coaching par téléphone ou par visioconférence !


N’hésite pas à t’inscrire sur ce blog.

A bientôt


Catherine

contact@cathmonaldi.com


* le choix d’une collègue féminine est arbitraire. Cela pourrait être un homme.


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